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16/10/2007, 08h05
Tokio Hotel, un succès fascinant
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Le groupe était dimanche à Forest National. On n'avait plus connu pareille folie depuis les Beatles...
Imaginez le bruit que peuvent faire 7.000 filles (et quelques garçons) qui se mettent à crier toutes ensemble, de leurs petites voix de filles (et de quelques garçons). Multipliez les décibels par deux. Voire trois. Et vous arriverez peut-être à avoir une vague idée de ce que se sont pris nos oreilles dimanche soir lors du concert de Tokio Hotel, à Forest National. Du délire, de la folie. Et les mots sont faibles. "Les plus enragées dorment devant le bâtiment depuis jeudi soir " nous confiait un barman hilare, servant une bière à un père dépité.
C'est que pour les adultes qui accompagnaient leur progéniture, le spectacle était surtout dans la salle. Maquillées ou pas, habillées comme leur héros ou pas, les fans de Tokio Hotel, c'est un monde à part. Mais un monde très peuplé, surtout de jeunes filles - la moyenne d'âge doit être de 13 ans -, qui n'hésitent pas à enlever leur t-shirt au beau milieu du set, histoire d'attirer les regards de Bill, Tom, Georg et Gustav. Des gamines qui, la porte de Forest National à peine poussée, alors que le concert est loin d'avoir commencé et qu'elles n'ont pas encore franchi le contrôle de sécurité, se mettent déjà à hurler comme des possédées.
Au compte-gouttes, le service d'ordre, géré par l'entourage du groupe allemand, surveille le remplissage de la salle. Ici et là, des débordements ont eu lieu et il est hors de question que cela se reproduise. Au terme de la soirée, la Croix-Rouge aura tout de même comptabilisé 200 interventions dues pour l'essentiel à la chaleur.
Mais ce concert, donc. Du jamais vu : à 19 h 30 précises, le gros son de Tokio Hotel couvre les cris du public. Les quatre Teutons font une entrée plutôt sobre, jouant à fond sur l'image du leader, Bill, qui apparaît en haut d'un escalier, dans la pose hiératique d'un guerrier sorti tout droit d'un manga. Redoublement des hurlements. C'est là qu'on regrette amèrement d'avoir oublié les boules Quiès à la maison. Übers Ende der Welt retentit. Commencer avec le tube du moment, on ne voit pas ça tous les jours. Tout comme on ne voit pas souvent un concert dans lequel personne n'applaudit. Jamais. Ici, on s'époumone pour prouver qu'on est content. Les mains, elles, servent à lancer dans l'air des signes diaboliques, majeur et auriculaire bien dressés. Ou alors à brandir une feuille frappée du logo du groupe sur Wo sind eure hande .
Au bout de trois morceaux, quand Bill tombe la veste, on frôle la crise d'hystérie. Surtout qu'il se décide enfin à ouvrir la bouche pour lancer un "Bonsoir. Ça va ? Nous sommes très heureux d'être ici ce soir ". Le tout avec l'accent. Car ni le chanteur ni ses petits camarades ne maîtrisent notre langue. Ce qui donne lieu à des moments surréalistes où le jeune homme s'adresse en allemand à une foule survoltée qui ne comprend pas un traître mot de ce qu'il raconte. Mais après tout, qu'importe ? En 90 minutes, le groupe a aligné les tubes (parfois en anglais, oh, trahison !), offert deux rappels, des serviettes avec-la-transpiration-de-Bill et même, à une heureuse élue, l'occasion de monter sur scène pour chanter (sic !) un peu avec lui. Une toute bonne soirée, quoi.
Tokio Hotel, Scream, Universal
* avez vous été à ce concert ? ;)
*mes filles y étaient ,mais je ne vous dit pas le monde que l'on a pus voir à Forest National et les fans histériques que l'on a pu entendre :)
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Le groupe était dimanche à Forest National. On n'avait plus connu pareille folie depuis les Beatles...
Imaginez le bruit que peuvent faire 7.000 filles (et quelques garçons) qui se mettent à crier toutes ensemble, de leurs petites voix de filles (et de quelques garçons). Multipliez les décibels par deux. Voire trois. Et vous arriverez peut-être à avoir une vague idée de ce que se sont pris nos oreilles dimanche soir lors du concert de Tokio Hotel, à Forest National. Du délire, de la folie. Et les mots sont faibles. "Les plus enragées dorment devant le bâtiment depuis jeudi soir " nous confiait un barman hilare, servant une bière à un père dépité.
C'est que pour les adultes qui accompagnaient leur progéniture, le spectacle était surtout dans la salle. Maquillées ou pas, habillées comme leur héros ou pas, les fans de Tokio Hotel, c'est un monde à part. Mais un monde très peuplé, surtout de jeunes filles - la moyenne d'âge doit être de 13 ans -, qui n'hésitent pas à enlever leur t-shirt au beau milieu du set, histoire d'attirer les regards de Bill, Tom, Georg et Gustav. Des gamines qui, la porte de Forest National à peine poussée, alors que le concert est loin d'avoir commencé et qu'elles n'ont pas encore franchi le contrôle de sécurité, se mettent déjà à hurler comme des possédées.
Au compte-gouttes, le service d'ordre, géré par l'entourage du groupe allemand, surveille le remplissage de la salle. Ici et là, des débordements ont eu lieu et il est hors de question que cela se reproduise. Au terme de la soirée, la Croix-Rouge aura tout de même comptabilisé 200 interventions dues pour l'essentiel à la chaleur.
Mais ce concert, donc. Du jamais vu : à 19 h 30 précises, le gros son de Tokio Hotel couvre les cris du public. Les quatre Teutons font une entrée plutôt sobre, jouant à fond sur l'image du leader, Bill, qui apparaît en haut d'un escalier, dans la pose hiératique d'un guerrier sorti tout droit d'un manga. Redoublement des hurlements. C'est là qu'on regrette amèrement d'avoir oublié les boules Quiès à la maison. Übers Ende der Welt retentit. Commencer avec le tube du moment, on ne voit pas ça tous les jours. Tout comme on ne voit pas souvent un concert dans lequel personne n'applaudit. Jamais. Ici, on s'époumone pour prouver qu'on est content. Les mains, elles, servent à lancer dans l'air des signes diaboliques, majeur et auriculaire bien dressés. Ou alors à brandir une feuille frappée du logo du groupe sur Wo sind eure hande .
Au bout de trois morceaux, quand Bill tombe la veste, on frôle la crise d'hystérie. Surtout qu'il se décide enfin à ouvrir la bouche pour lancer un "Bonsoir. Ça va ? Nous sommes très heureux d'être ici ce soir ". Le tout avec l'accent. Car ni le chanteur ni ses petits camarades ne maîtrisent notre langue. Ce qui donne lieu à des moments surréalistes où le jeune homme s'adresse en allemand à une foule survoltée qui ne comprend pas un traître mot de ce qu'il raconte. Mais après tout, qu'importe ? En 90 minutes, le groupe a aligné les tubes (parfois en anglais, oh, trahison !), offert deux rappels, des serviettes avec-la-transpiration-de-Bill et même, à une heureuse élue, l'occasion de monter sur scène pour chanter (sic !) un peu avec lui. Une toute bonne soirée, quoi.
Tokio Hotel, Scream, Universal
* avez vous été à ce concert ? ;)
*mes filles y étaient ,mais je ne vous dit pas le monde que l'on a pus voir à Forest National et les fans histériques que l'on a pu entendre :)